| Le pèlerinage |
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2) Ce que doit faire le pèlerin à son arrivée à la Mecque.
A) Ce que doit faire le pèlerin dont le rite est le Tamattou’ (jouissance).
Quand tu arrives à la Mecque, si tu es en Tamattou’, tu accomplis les rites de la omra en commençant par le circuit de la omra : tu fais sept fois le tour de la Kaaba, chaque tour commence et se termine à la pierre noire (pierre située dans l’un des angles de la Kaaba et qui est indiquée par un trait longiligne noir sur le sol). Après avoir terminer le septième tour, tu sort du circuit et tu pries deux unités de prières, de préférence prés du « maqâm ibrâhîm » (le lieu d’Ibrâhîm) si c’est possible[7][1] ; sinon à n’importe quel endroit de la mosquée. Ensuite, il est recommandé de boire de l’eau de Zem Zem[8][2]. Puis tu te diriges vers le Saffâ (petit monticule proche du puit de Zem Zem)[9][3] et tu effectues sept fois le va-et-vient (le sa’yi) entre ce monticule et l’autre qui se nomme Marwâ, c’est le sa’yi de la omra. Tu commences le premier aller à Saffâ et tu le termines à Marwâ. Ensuite, tu commences le deuxième tour à Marwâ et tu le termines à Saffâ, et ainsi de suite jusqu’à ce que tu termines sept tours. Ainsi, ton aller du Saffâ à Marwâ constitue un tour et ton aller de Marwâ à Saffâ constitue un tour[10][4].
Après cela, l’homme se coupe tous les cheveux et la femme coupera l’équivalent d’un bout de pouce (phalangette) de ses cheveux. Ainsi, la omra sera terminée.
NOTE : -Les piliers de la omra (c'est-à-dire que si un pilier n’est pas accompli la omra n’est pas valide) sont l’ihrâm, le tawâf (tour autour de la Kaaba) et le sa’yi (circuit entre Saffâ et Marwâ). -Ses obligations (c'est-à-dire que si une obligation n’est pas accomplie alors, il faudra sacrifier une offrande et la distribuer aux pauvres de la Mecque et la omra sera, dès lors, valide.) sont l’ihrâm en son endroit (miquât), le rasage ou la coupe des cheveux.
B) Ce que doivent faire les pèlerins qui accomplissent le rite quirân et ifrâd à leur arrivée à la Mecque.
A ton arrivée à la Mecque, si tu accomplit le rite quirân ou ifrâd, il est souhaitable que tu accomplisses les sept tours de la Kaaba (c’est ce que l’on nomme le circuit d’arrivée « tawâf al-quoudoum) ; puis tu pries deux unités de prières derrière le lieu d’Ibrâhîm, si cela est possible, puis tu iras boire de l’eau de Zem Zem. Ensuite, si tu le veux tu pourras accomplir le sa’yi du hajj (circuit entre Saffâ et Marwâ) si tu accomplis le hajj seul qui est le rite ifrâd. Après le circuit d’arrivée, tu restes en état d’ihrâm jusqu’au jour de l’Aïd (dixième jour de dhoul-hijja).
AVERTISSEMENT :
· La condition de validité du tawâf est l’intention (elle émane du cœur et ne se prononce pas), la purification (tu dois être en état d’ablution majeure et mineure), la protection de la pudeur (tu porteras des habits qui ne dévoileront pas tes parties intimes) et l’achèvement des sept tours. Chaque tour commence et se termine à la pierre noire. Il faut aussi laisser la Kaaba à sa gauche (les tours se font dans le sens contraire des aiguilles d’une montre) et faire le tour de la Kaaba au-delà du hijr (c’est une sorte de muret qui forme un demi-cercle dans l’un des cotés de la Kaaba) sinon le tour est incomplet parce que la plus grande partie de ce hijr fait partie de la Kaaba.
· Pendant le circuit de la omra et le circuit d’arrivée (tawâf al-quoudoum), il est souhaitable que l’homme sorte son épaule droite de ses habits (c’est l’ittibâ’) et qu’il marche rapidement pendant les trois premiers tours –s’il est possible- tout en rapprochant les pas (c’est le raml).
· Le tawâf et le sa’yi n’ont pas une invocation spécifique ; le pèlerin peut dire quelques invocations ou dire : « qu’Allah soit exalté, il n’y a pas de divinité à part Allah, Allah est le plus grand » soit en arabe « subhâna lahi, lâ ilâha illa lahou, allahou akbar », ou réciter quelques versets du Coran[11][5], il ne doit pas bousculer les autres pour atteindre la pierre noire (pour l’embrasser ou la toucher), s’il l’atteint qu’il la touche et l’embrasse, sinon il suffit qu’il lui fasse un signe de la main quand il passe près d’elle. Aussi qu’il touche le coin yéménite, s’il y parvient, sans l’embrasser. Par contre, s’il ne parvient pas à la toucher, qu’il s’en aille sans lui faire un signe de la main ou autre.
· La validité du sa’yi (circuit entre saffâ et Marwâ) est conditionnée par l’intention qui émane du cœur et ne doit en aucun cas être prononcée. Il faut aussi qu’il ait lieu après un tawâf licite. Aussi, il faut absolument accomplir les sept tours, chacun doit couvrir le trajet entre Saffâ et Marwâ[12][6].
· Si on appelle à la prière, alors que le pèlerin accomplit le sa’yi ou le tawâf, il doit arrêter son circuit et prier avec les pèlerins. Quand il aura terminé la prière, il reprendra le tour en tenant compte de ce qu’il a déjà accompli.
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